Le Patrimoine

 Calan est un petit territoire, resserré entre Plouay au nord, Cléguer à l'ouest Inzinzac au sud, et Lanvaudan à l'est.

Sa superficie est de 1227 hectares, partagés principalement entre champs, prairies et landes.

En 1891, sa population est de 649 habitants. Le bourg est à 5 kilomètres de Plouay, à 15 de Lorient, et à 58 de Vannes.

De la période celtique, on ne tonnait aucun monument. Pour la période romaine, on n'est pas plus heureux.

Les émigrés bretons ont occupé ce territoire dès le VIème siècle et y ont maintenu leur langue jusqu'à nos jours.

Il suffit de jeter un coup d'oeil attentif sur la carte de l'Etat-major, pour voir que Calan a été très probablement détaché de Plouay.

A quelle époque eut lieu la séparation ?

— On l' ignore.

L'église romane de Calan remonte au moins au XIIème siècle. Dans les titres du Chapitre de la cathédrale de Vannes, on trouve, en 1387, Cazlan, comme paroisse distincte.

En 1422, la situation parait être la même mais avant 1516, Calan avait perdu son existence indépendante, et était uni, non à Plouay, mais à Lanvaudan.

Ici, comme à Billio, àBohal,à Buléon, etc... la plus petite des deux paroisses perdit l'avantage de loger le recteur, et finit par être considérée comme une simple trêve (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

l'église Sainte-Trinité (XI-XIIème siècle). Construite dès le XI-XIIème siècle, l'église a subi d'importants remaniements au XVème siècle.

Elle est dédiée à la Très-Sainte-Trinité. C'est un édifice en forme de croix latine, avec deux bas côtés, qui se prolongent jusqu'au fond du choeur ; ses dimensions sont de 30 mètres sur 8m,50 environ.

L'ensemble est de style roman, avec quelques constructions postérieures. Les murs sont en grand et moyen appareil, sauf la longère du sud, qui est masquée par une galerie longeant la nef. Sur l'intertransept s'élève une tour carrée, à baies romanes, hautes et étroites, surmontée d'une flèche polygonale en ardoises. A l'intérieur de l'église, il y a neuf travées d'architecture jusqu'au choeur inclusivement. Les bas côtés sont séparés de la nef par des arcs plein cintre, portés sur des piliers, les uns carrés, les autres cylindriques.

Au commencement du XVème siècle, on y fit d'importants travaux, comme le témoignent des portes ogivales et des fenêtres de même style, ornées de trilobes et de quatrefeuilles. Le lambris est sur arceaux à clefs pendantes ; sur la sablière du nord de la nef, on remarque un écusson à trois bandes et une inscription gothique en relief : LAN MIL IIIIc XXV.

Auprès du cimetière se trouvent deux lechs bas arrondis, vestiges de deux antiques sépultures.